Institut Panos Ao: COMMENT AMELIORER LA COMMUNICATION EN FAVEUR DES DEFENSEURS DES VICTIMES DE VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE

Dans plusieurs pays les violences faites aux femmes et aux LGBTI ne sont pas perçus comme discriminatoires. Ce qui fait que ces sujets sont traités de façon superficielle. Une négligence à laquelle L’Institut Panos Afrique de l’Ouest veut corriger en armant les défenseurs des victimes en moyen de communication.

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Institut Panos-AO

Dans le cadre du projet « briser le silence, lever les tabous, mieux informer sur les violences basées sur le genre en Afrique de l ouest » financé par L’Union EuropéenneL’Institut Panos Afrique de l »ouest a organisé un atelier de formation autour du thème : « violence et genre : les défenseurs partagent leurs expériences ».

representant ministre de la femme du senegal et la directrice des programmes
représentant ministre de la femme du senegal et la directrice des programmes
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L’atelier s’est tenu du 05 aout 2014 au 07 aout 2014 à l’hôtel pullman de Dakar. Il visait à lutter contre les réalités sociales. L’idée de base étant de briser le silence face aux violences dont sont victimes en grande partie les femmes. Violences liées notamment aux mariages forcés, à l’excision etc…

Ce projet financé par l’union européenne va durer 3 ans (2014-2016). Son objectif est de soutenir les défenseurs des victimes de violences basées sur le genre en matière de communication. En effet, Il va s’en dire que les médias traditionnels ou média à large diffusion ne s’intéresse pas aux violences faites aux femmes. Il ne s’agit en aucun cas de jeter l’anathème sur les chaînes en question, on comprend aisément que le frein peut venir de la ligne éditoriale des médias en question. Pour ce qui est du Cameroun, en particulier, il est difficile, voir impossible que l’on parle des sujets aussi importants, mais bien que sensible au journal de 20h. Pire encore, tout dépend en effet, de voir un grand reportage sur les questions relatives à l’excision, au repassage des seins. La chaîne Nationale ne saurait joindre sa voix à de telles dénonciations, ce qui quelques parts, en fait une complice. Rappelons que la CRTV, pour ne pas la citer, chaîne nationale, est en tête des chaînes que l’on regarde au Cameroun.

Mais malheureusement, que ce soit en ligne ou lors des grandes éditions du journal parlé, écrit, vue; vous n’entendrez jamais que l’on parle, évoque les questions relatives aux droits humains. Sans que cela soit un réquisitoire contre la chaîne, on est en droit de pointer du doigt quelques manquements. Des manquements qui font tristement croire que au Cameroun, Afrique en miniature, les questions relatives au droits humains sont niés de façon volontaire. Le déni étant permanent. C’est la raison pour laquelle, PANOS-AO, avec le soutient de l’Union Européenne de mettre sur pied ce projet à l’endroit des défenseurs des Droits Humains, afin qu’ils puissent eux aussi être en mesure de pouvoir mieux agir; c’est-à-dire, être capable par eux-mêmes à travers les outils qui seront mis à leurs dispositions de pouvoir mieux informer sur les violences basées sur le genre.

 

Le genre (Définition)? Qu’est ce donc ? Il faut souligner que ce fut un sujet qui n’a pas manqué de susciter au sein de l’opinion Camerounaise, mais plus à l’endroit des dirigeants Camerounais une certaine réticence. Il va s’en dire que une fois qu’il s’agit de l’Union Européenne, de nombreuses personnes y voient une occasion pour l’Occident de faire imposer leurs valeurs débridées, j’entends par là, l’homosexualité, le féminisme. Pour eux, il n’est pas possible que l’Afrique se déprave.or, les violences dont sont victimes les femmes et le minorités sont des actes condamnables et qui doivent être dénoncées car il ne s’agit aucunement là de valeurs à admettre. Il va s’en dire que l’Afrique et en particulier le Cameroun, nourrit en son sein, un véritable sentiment anti-européen. Les raisons sont nombreuses. Vous comprenez donc que tout est source de conflits dès lors que l’on souhaite s’émanciper un temps soit peu.

Cette rencontre concerne 04 pays,notamment; le Mali ; le Cameroun ; la Mauritanie ; et le Sénégal. 40 représentants des organisations de la société civile y ont pris part, soit 10 participants par pays. La délégation camerounaise comptait en son sein L’ALVF partenaire formel de ce projet au Cameroun,accompagné d’autres associations notamment L’ACAFEJ, ADEFHO, SIDADO etc. Durant  ces quelques jours passé au Sénégal,précisément à Dakar, il sera question de comprendre les spécificités de chaque pays afin de pouvoir apporter des réponses adaptés. Cela se fera par petits comités-Pays. Toutes les associations venant du Cameroun travailleront ensemble, car la matérialisation du projet se fera ensemble. Le but étant d’être une force.

Il faut dire que l’atelier de Dakar a connu la présence du représentant du ministre de la femme, ainsi que de nombreux journalistes de la presse écrite,Tv, radio. Bien entendu cela fut également rehaussé par la présence de la représentante de l’Union Européenne à Dakar.

Le rendez-vous sera pris lors des ateliers de formations nationaux,dans chaque pays participants.

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Source: Marc Ghislain. CEO, Social Media Cameroun

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