Emploi Cameroun: le parcours du combattant

postuler,postuler et encore postuler,tel est le lot de la plupart de jeunes diplômés au Cameroun. les envois de mails,les lettres timbrées, les lettres de motivation plus créatives les unes que les autres, résultats: une souris. rien,rien, même pas un entretien! A qui la faute?

 

C’est hallucinant !!! les offres d’emplois que l’on retrouve sur le net. Il y en a pour tous les profils, enfin soit, des offres que je qualifierai de standard, entendez par là, des offres d’emplois intouchables pour tout étudiant nouvellement diplômés, débutant, appelez ça comme vous voulez.

Elles ont la particularité de requérir des profils « hors échelles » du type « 10 ans d’expériences », « casier judiciaire », « certificats » prouvant que vous avez travaillé chez Tartempion etc. Nous vous passons d’autres détails qui laissent sans voix.

La question est ; et quand on est chômeur ? Face à un tel profil, que peut faire le jeune à la quête d’un emploi ? Qui souhaites sortir de ce marasme ? Pourquoi afficher sur des joblist de tels offres quand on sait que de tels profils sont généralement assis derrière une machine et gagnent leur pains ? Où quand on sait tous que ces monstres de l’emploi ne s ‘y rendront jamais si tant est qu’ils existent.

De qui se moque t-on en fin de compte ? De la jeunesse ? Nous nous refusons à croire que c’est réellement le cas.

Quel doit être la posture de ce jeune diplôme ? Là est toute la question. Ils ont beau demandé un simple stage, même celui là nécessite un piston. Mais c’est voler bien bas, que de penser ainsi au Cameroun me dira t-on car c’est une fois de plus faire preuve de mauvaise foi.

Il y’en a sans doute qui y sont parvenus et ceux qui sont au chômage ne sont tout simplement que des partisans du moindre effort. Oui, la jeunesse camerounaise attend donc qu’on lui livre du travail sur un plateau.

Pour nous qui parcourons les différents profils sur le net, autres curiosités, autre fait qui loin d’être une intox est une information que l’on peut aisément vérifier sur une plateforme de recherche d’emploi sans la citer « camerjob » ; c’est cette annonce où cette offre d’emploi dans laquelle une structure de la place pour ne pas la nommer, recherche pour ses services un ou une réceptionniste ayant « 5 ans d’expérience ».

Alors la, pour le coup, les commentaires sur la plateforme d’échanges « Twitter » ne se sont pas fait attendre.

« Répondre au téléphone à présent nécessite une expérience ? » Expérience qui devrait être justifiée ? Loin de nous de dénigrer ce métier de Réceptionniste qui est la première vitrine d’une entreprise, mais quand même c’est osé.

Offre à laquelle il faut associer des documents à dormir debout, juste pour être assis en longueur de journée et dire « Allo ». Nabila n’a pas eu besoin de ça pour avoir du succès avec son expression « NON mais Allo ». Permettez la digression tant c’est frustrant de tels annonces.

Ça devient pathétique, ca devient une forme de moquerie pour les employeurs que de narguer ainsi la jeunesse. Une revue intitulée « chasseur de tête » devrait voir le jour pour de tels profils.

Je vous passe les offres de ACMS où même pour être balayeur il faut justifier d’une qualification technique et présenter votre casier judiciaire. Débourser de l’argent qu’on a déjà pas pour après n’être même pas certains de passer le moindre entretien.

Face à ces employeurs qui recherchent des « super workman » qui sans doute travaillent déjà dans des boites, succursales ou multinationales, on comprend que les entreprises rechignent à former, à créer un cadre propice à l’emploi en faveur de la jeunesse.

Et l’erreur qui est la notre aujourd’hui est d’avoir sans doute cru que le travail n’est que derrière un bureau. Combien de jeunes ont fuit l’hôtellerie, la gastronomie ? Pour s’asseoir sur les bancs d’instituts pour suivre un cursus en Marketing, en ceci ou cela en pensant justement que le monde de l’emploi s’ouvrirai à eux, une véritable gageure.

 

Combien sont atteints de « diplomite » au Cameroun et sont assis chez eux avec leurs diplômes sans pour autant trouver leur voie. Dans une société aussi rigide que la société camerounaise, comment s’en sortir sans sombrer dans les dérives sectaires et de tout genre quand bien même la jeunesse ferait preuve de créativité ?

Le chômage est une véritable plaie pour le Cameroun, et à vouloir la cicatriser avec juste des anti-inflammatoire, elle finira bien par se putréfier. L’ennui est un vice qu’il faut pouvoir combler au plus vite.

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