RACONTAGES: « Dieu n’a pas besoin de ce mensonge »

Marcel Kemajou , auteur de l’oeuvre dont je vais vous parler ce jour, est un jeune commerçant lors de la parution de son livre en 2009. Il est également au mont de la publication de cet ouvrage, coordonnateur du Festival International de Poésie 3V. Et a à son actif, plusieurs recueils de poèmes et de nouvelles.

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Le choix de la lecture de la semaine est un choix subjectif, devant la bibliothèque dans laquelle je viens puiser quelques mots de français, pour améliorer mon expression, je choisis, tout simplement un auteur Camerounais. Peu importe, du plus connu au moins connu, le but étant d’enrichir les lecteurs que nous sommes dans l’ensemble; mais de faire connaître l’oeuvre de ces Camerounais qui ne font pas toujours la UNE des médias « Meanstream » ou large public, comme ce peut être le cas pour certains écrivains Camerounais. Ils sont tout autant talentueux et mérite notre attention.

Par ailleurs, notons avec précisions que ce blog que je tiens n’est en effet pas un blog littéraire, je partage juste avec vous, ma lecture de la semaine, ce que j’en pense, ce dont il est question. Mais en aucun cas, je ne porte un jugement, ou une quelconque critique sur l’oeuvre d’un auteur, car il y en a qui sont habiletés à le faire. Donc en clair n’attendez aucune orientation de ma part.

L’oeuvre en elle-même

De prime abord, en parcourant la première de couverture [ Alors pour ceux qui ne le savent pas, la Première de couverture, c’est ni plus ni moins que la couverture de votre livre,celle ou il y a mentionné le nom de l’auteur, le titre de son ouvrage, le genre littéraire, et la maison d’édition] je suis attiré par ce genre littéraire nouveau pour moi, intitulé « RACONTAGES ». C’est la raison pour laquelle, on ne cessera de le dire, Lisez abondamment. cela permet de ne pas être inculte ou ignorant, si l’on souhaite s’élever dans la société.

Qu’est-ce donc ce genre littéraire? vous en connaissiez l’existence? Moi, non, pour être honnête. Alors « Racontages » est avant tout une expression commune pour dire « ça se sont des histoires à dormir debout ». Ça vous donne l’ambiance de l’ouvrage. Ce genre littéraire tire sa source de la réalité et brodé de mensonges et d’artifices afin d’atteindre un but donné. les « Racontages » ont donc une valeur littéraire réelle en ce sens qu’ils s’enrichissent de la puissance évocatoire du conte. Pour le partage de la culture, voilà vous en êtes édifiés, et moins cons.

 

Le contenu de l’oeuvre

 

C’est l’histoire d’une vie quotidienne, comme on en voit dans nos familles aux traditions parfois contestable, mais pour lesquelles nous sommes quelques fois contraints de nous y plier. elle met en scène tous les protagonistes imaginables partant de la famille nucléaire, aux autres acteurs que sont les amis, l’entourage proche ou lointain. Mais c’est aussi le reflet de cette société ou le rapport à l’argent n’est pas loin d’un culte au veau d’or, en référence à la bible, pour ceux qui connaissent la petite histoire. cette société amoureuse de l’argent.

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Pour la petite histoire, Ahmaria, personnage principale de l’oeuvre de Marcel Kemajou, est une jeune fille magnifique. brillante élève. Mais dont le parcours scolaire va être stoppé net, pour satisfaire ainsi les coutumes, traditions auxquelles nos familles s’adonnent en Afrique, en l’occurrence le MARIAGE FORCÉ et PRÉCOCE. D’entrée de jeu, nous sommes frappés de plein fouet par cette réalité dont font face de nombreuses filles. Dans sa page 4 du livre, la jeune fille, au prétexte de la religion, se voit être obligé de convoler en justes noces car « La mission principale de la femme est de fabriquer les enfants dans son ventre ». À chacun son appréciation.

Il faut le dire, sans être dans une forme de critique acerbe à l’égard du Continent africain, et précisément au Cameroun, de nombreuses femmes sont victimes de cette coutume qui veut qu’une femme soit donnée en mariage à un homme plus âgé, bien souvent sans tenir compte des sentiments de la jeune fille, et même parfois de son statut de « mineur ».

D’ailleurs, une série camerounaise qui passe sur une chaîne privée traite des questions relatives aux mariages précoces; au fait que des filles vont en mariage contre leur greé pour la simple et unique raison que les parents d’un commun accord ont conclu une alliance. Qu’advient-il de la jeune fille et de ses sentiments à elle? De son innocence? Quand à celle qui a passé le stade de l’adolescence qu’advient-il de son non-consentement? On le voit, tout comme à la lecture de cet ouvrage, ou encore en prenant le soins de regarder cette série télévisé intitulé « La Reine Blanche« , on se rend bien compte que tout cela n’est que peine et misère pour la jeune dame; mais aussi pour le jeune homme. deux victimes d’un système traditionnel très ancré dans les moeurs.

Les traditions que l’on présente à tord ou à raison comme étant des valeurs, sont aujourd’hui perçu comme une forme d’embrigadement, une prison dans laquelle il est impossible d’en sortir; car la pression familiale est telle que le moindre écart , vous vaut la malédiction de vos parents, le bannissement du clan familiale. C’est la raison pour laquelle, trop souvent, les mamans, sans pour autant les jeter la pierre, viennent à fermer les yeux sur les souffrances de leur filles à cause du « qu’en dira t-on », de la « tradition« , des « us et coutumes » bien trop souvent nocifs pour la jeune femme.

c’est la raison pour laquelle, comme décrit dans un précédent article  sur la question des Violences faites aux femmes que voici; des associations, ou ONG ont pris la résolution de s’occuper des violences que peuvent subir les  femmes, et nous ne pouvons que saluer de telles initiatives qui participent à la protection et  l’émancipation de la femme, sans pour autant enlever en elle son histoire, sa culture.

Marcel Kemajou à travers son oeuvre « Racontages » traite des questions telles que :

  • Mariage précoce et forcé
  • Déception amoureuses
  • Relation Argent-Bonheur-Familles
  • Infidélité-Divorce etc.

les thématiques sont variées, on peut croire que les histoires sont séparées, vu la forme du contenu, mais non, c’est une suite logique où chaque acteur joue et décrypte sa partition comme dans un jeu de chaise musical. Elle nous tient en haleine cette oeuvre, car on a hâte de savoir ce qui se déroulera par la suite, qu’adviendra-t-il de tel ou tel acteurs, du mariage d’Ahmaria et de son amour impossible avec l’amoureux éconduit Christophe.

le plus intéressant dans cette oeuvre également est pour moi l’usage d’expression purement Camerounaise par l’auteur. À vrai dire, j’ai beaucoup ri. je vous offre quelques expressions ici, le reste à découvrir dans son ouvrage.

Mots et expressions camerounais

  • « Je dis hein »
  • « Statue-pas-de »
  • « Wanda »
  • « Mon pied-ton-pied »
  • « C’est comment avec le numéro de téléphone que je demande »
  • « Hé »

De cette lecture très cadencée, une phrase m’interpelle personnellement; et je conclurai par là:

 » Chaque fois que tu te trouves devant un obstacle, fais en le tour plusieurs fois sans crainte et sans hâte. si cet obstacle est léger, ton regard seul l’écartera et s’il est trop lourd ta patience le déplacera.

Bonne Lecture à vous

Source: Marc Ghislain, Ceo Social Media Cameroun

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